Francazal…ce nom chargé d’histoire est aussi face à son destin…avant les prochaines élections municipales.
En 2010, la base aérienne BA 101 vivra ses derniers jours.
Quel avenir donner à ce site face aux intérêts particuliers divergents des barons socialistes qui voit dans le développement économique des constructions de logements ou des projets culturels ?
Le social ne fait pas l'économie, c'est l'inverse. Il y a donc urgence à construire un véritable projet économique d’intérêt général qui s’inscrive dans une vision à long terme qui pourra rayonner bien au-delà de chacune des communes ou de la simple banlieue toulousaine. Il est également essentiel de se servir de l’expérience réussie de villes comme Paris ou Lyon qui ont déjà eu à effectuer une conversion identique il y a plusieurs années.
Tout d’abord, il n’est pas inutile de rappeler le débat sur l’implantation du nouvel aéroport qui a fait l’objet de tant de controverses.
La saturation à terme de Blagnac en était la raison dans les perspectives de croissance du trafic passagers. Blagnac, c’est certes l’aéroport commercial, mais c’est aussi Airbus et l’aviation d’affaires. Avec les investissements effectués ses dernières années sur la plate-forme aéroportuaire, il serait irresponsable de vouloir déplacer le trafic passagers en un autre lieu tout comme il est inconcevable de déplacer les usines d’Airbus. Ces deux activités sont donc condamner à cohabiter de très nombreuses années sur Blagnac.
A l’instar de Paris ou Lyon, l’aviation d’affaires n’a aucune obligation ni intérêt à rester sur une telle plate-forme aéroportuaire. Son départ du site libèrerait d’ailleurs favorablement des créneaux d’utilisation pour le trafic passagers,
de quoi oublier à jamais la réalisation d’un autre aéroport dans la région.
En second lieu, le transfert du parc des expositions devient plus que probable. Aujourd’hui, certains l’imaginent sur Beauzelle. Outre le fait que cette zone du grand Toulouse concentre déjà une très grande part des emplois régionaux, une telle implantation serait une grave erreur, du fait que nous sommes géographiquement situés dans un « cul de sac ». Ce serait jouer contre le développement durable du Grand Toulouse.
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Paris avec Le Bourget et Lyon avec Bron ont ainsi transformé en succès l’association de l’aviation d’affaires et d’un parc des expositions, avec également un Musée de l’air pour la capitale. Toulouse avec Francazal possède les installations et la surface mais aussi l’histoire pour assurer la success-story de ces 3 activités rassemblées. De plus, sa situation est exceptionnelle. Cette zone dispose en effet d’un nœud de transport et est situé au cœur de la plupart des activités économiques de Toulouse et à la croisée des activités aéronautiques et des activités nouvelles du cancéropole. Moyennant des efforts financiers raisonnables au regard de ce qui est déjà envisagé, les transports routiers et publics (bus ou tram en site propre) seront au cœur du nouveau Francazal qui pourra voir naitre un parc hôtelier digne de ce nom avec des dizaines d’emplois du tertiaire pérennisés. L’occasion aussi pour amener à se regrouper les deux intercommunalités du Grand Toulouse et du Muretain. Cet avenir doit se dessiner dès aujourd’hui et ne pas saisir cette opportunité pour faire de Francazal un poumon du développement économique de demain sera une erreur politique que les haut-garonnais mais aussi l’ensemble des habitants de Midi-Pyrénées paieront chers pour au moins les 20 prochaines années.
Patrick AUBIN
Délégué à la structuration du territoire
Fédération Nouveau Centre de Haute Garonneretour